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Départ anticipé pour handicap : Tout savoir en 2025

Départ anticipé pour handicap : ce que change l’arrêté du 7 mai 2025

 

Le départ anticipé pour handicap permet de prendre sa retraite à partir de 55 ans. C’est possible uniquement si vous avez cotisé suffisamment de trimestres tout en étant reconnu avec un handicap d’au moins 50 %.

Un nouveau arrêté, publié le 7 mai 2025, introduit une règle importante : les décisions de refus de prestations mentionnant un taux d’incapacité d’au moins 50 % ne sont désormais valables qu’un an pour justifier cette condition dans votre dossier retraite.

Ce qu’il faut remplir pour partir plus tôt

 

Voici les critères à respecter :

  • Un taux d’incapacité permanente d’au moins 50 %, ou un handicap équivalent
  • Un certain nombre de trimestres cotisés pendant les périodes de handicap
  • Des preuves acceptées par les caisses de retraite

 

Quelles preuves sont valides ?

 

Pour attester du taux d’incapacité, plusieurs documents peuvent être utilisés :

  • Une pension d’invalidité (catégorie 2 ou 3)
  • Une allocation adulte handicapé
  • Une carte mobilité inclusion
  • Ou encore une décision de refus d’allocation, mais mentionnant clairement le taux d’incapacité

Depuis 2016, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ne suffit plus, sauf pour les périodes antérieures à cette date.

Bon à savoir : la liste complète des documents acceptés figure dans l’arrêté du 24 juin 2015.

 

Ce que change l’arrêté du 7 mai 2025

 

Un point souvent mal compris : les décisions de refus de droits (AAH, CMI, etc.) peuvent quand même servir à prouver le handicap si elles indiquent un taux supérieur ou égal à 50 %.

Mais à partir de mai 2025, ces décisions ne sont prises en compte que pendant un an. Au-delà, elles ne peuvent plus servir à justifier la période cotisée sous handicap.

 

Exemple simple

 

Une personne reçoit un refus de carte mobilité inclusion en avril 2025, mais la décision précise un taux de 60 %. Cette décision permet de valider quatre trimestres (soit un an) de travail sous handicap pour calculer les droits à la retraite anticipée. Après avril 2026, ce document ne sera plus pris en compte.

 

Nous vous accompagnons

 

Vous avez un salarié concerné par le sujet ? Vous ne savez pas comment l’accompagner dans ses démarches ou sécuriser les données transmises aux caisses ?

ETOILE PAIE & RH vous accompagne dans la gestion de la retraite, du handicap au travail et des justificatifs à produire. Contactez-nous pour faire le point.

Licenciement pour inaptitude : Obligation de consulter le CSE même en l’absence de poste de reclassement

Licenciement pour inaptitude : Obligation de consulter le CSE même en l’absence de poste de reclassement

 

La chambre sociale de la Cour de cassation, dans un arrêt du 5 mars 2025 (pourvoi n°23-13.802), a rappelé une règle importante : l’employeur doit consulter le CSE avant de procéder au licenciement d’un salarié déclaré inapte, même en l’absence de poste de reclassement disponible.

Rappels des faits

 

Un salarié, déclaré inapte à son poste par le médecin du travail, a été licencié pour inaptitude par son employeur, faute de solution de reclassement. Contestant la décision, il a fait valoir que les représentants du personnel n’avaient pas été consulté avant son licenciement.

 

La réponse de la Cour de cassation

 

La Cour de cassation a donné raison au salarié, rappelant que l’employeur est tenu de consulter les représentants du personnel sur les possibilités de reclassement, même s’il n’existe pas de poste disponible correspondant aux restrictions du salarié.

 

Une décision importante pour protéger le salarié

 

  • Obligation de consultation : La consultation du CSE est une étape obligatoire avant tout licenciement pour inaptitude, même si le reclassement est impossible.
  • Sécurisation de la procédure : Cette consultation permet de garantir la conformité de la procédure et de limiter les risques de contentieux devant les prud’hommes.
  • Anticipation des risques : Le non-respect de cette obligation peut entraîner la nullité du licenciement et des indemnités supplémentaires pour le salarié.

 

L’accompagnement d’ETOILE PAIE & RH

 

Chez ETOILE PAIE & RH, nous vous accompagnons dans la gestion des procédures de licenciement et veillons au respect des obligations légales.

Notre expertise vous aide à sécuriser vos décisions et à prévenir tout risque juridique. Vous souhaitez en savoir plus ou être accompagné sur vos obligations ? Contactez-nous dès maintenant !

L’accident d’un apprenti au CFA est-il un accident du travail ?

L’accident d’un apprenti au CFA est-il un accident du travail ?

 

Lorsqu’un apprenti se blesse pendant sa formation théorique au Centre de Formation d’Apprentis (CFA), la question se pose : est-ce un accident du travail ? Cette question a des implications sur l’indemnisation de l’apprenti et la responsabilité de l’employeur. Décortiquons cette situation.

Un accident du travail, c’est quoi ?

 

Un accident du travail se caractérise par un événement soudain et imprévu survenu pendant l’exercice des fonctions du salarié, qui a causé un dommage physique ou psychologique. Conformément à l’article L411-1 du Code de la sécurité sociale, tout salarié, y compris l’apprenti, est couvert par ce régime dès lors qu’il se trouve sous l’autorité de son employeur pendant ses heures de travail.

 

Deux conditions essentielles pour qu’un accident soit reconnu comme un accident du travail :

  • Un événement accidentel soudain : Il doit s’agir d’un fait brutal, non anticipé, qui cause un dommage immédiat. Cela le distingue clairement d’une maladie professionnelle, qui résulte d’une exposition prolongée à des risques spécifiques au travail.
  • Un dommage physique et/ou psychologique : L’accident doit entraîner un préjudice, qu’il soit corporel (fracture, brûlure, etc.) ou psychologique (choc émotionnel, stress post-traumatique, etc.).

 

L’événement qui cause l’accident doit être directement lié à des tâches effectuées sous l’autorité de l’employeur, et l’accident doit pouvoir être daté de manière certaine.

 

Quand un accident peut-il être présumé d’origine professionnelle ?

 

Un accident est présumé être d’origine professionnelle dès lors qu’il se produit dans les locaux de l’entreprise, même si l’accident survient pendant une pause. Il en va de même pour un stage de formation professionnelle, même s’il se déroule en dehors du temps de travail habituel : l’accident survenu pendant un stage est considéré comme un accident du travail.

 

Exceptions et nuances

 

Exemples de dommages liés à un accident du travail

Les accidents du travail peuvent entraîner différents types de blessures ou de dommages, tels que :

  • Une coupure ou une brûlure causée par un objet ou un équipement ; 
  • Une douleur musculaire apparue subitement après le port d’une charge lourde ;
  • Une fracture à la suite d’une chute ou d’un choc ;
  • Un malaise cardiaque en raison d’un stress excessif ;
  • Un choc émotionnel suite à une agression sur le lieu de travail. 

 

Quelles indemnités en cas d’accident du travail ?

 

La reconnaissance d’un accident du travail ouvre droit à une série d’indemnités, destinées à compenser la perte de revenu et à couvrir les frais médicaux :

En cas d’arrêt de travail, des indemnités journalières sont versées par la Sécurité Sociale dès le lendemain de l’accident, et des indemnités complémentaires peuvent être versées par l’employeur ou l’assureur, selon les conditions prévues.

En cas d’incapacité permanente de travail (IPP), une indemnisation spécifique est accordée, et des indemnités complémentaires peuvent être versées si l’employeur a commis une faute grave à l’origine de l’accident.

Attention à ne pas confondre avec l’accident de trajet : L’accident de travail ne doit pas être confondu avec un accident de trajet, c’est-à-dire un accident survenu lors des déplacements entre le domicile et le lieu de travail. Bien que ces accidents bénéficient également d’une couverture particulière, leurs conséquences et les indemnités ne sont pas les mêmes que celles d’un accident du travail.

 

Formation théorique au CFA : un temps de travail ?

 

Oui, le temps passé au CFA fait bien partie des horaires de travail de l’apprenti. L’article L6222-24 du Code du travail le confirme : la formation théorique, qu’elle se déroule en CFA ou ailleurs, est considérée comme du temps de travail. Par conséquent, un accident survenu au CFA est un accident du travail.

 

L’apprenti est-il bien protégé pendant sa formation théorique ?

 

L’apprenti bénéficie du même régime de protection que n’importe quel salarié, même pendant ses périodes de formation au CFA. Selon l’article L6222-32 du Code du travail, il reste couvert par le régime des accidents du travail pendant toute la durée de sa formation, qu’elle soit pratique ou théorique.

Bien que le CFA accueille l’apprenti, l’employeur reste responsable en cas d’accident survenu dans ce cadre. Le CFA n’étant pas l’employeur de l’apprenti, c’est à l’entreprise de gérer l’accident, de le déclarer et de prendre en charge les formalités administratives.

L’article L441-2 du Code de la sécurité sociale stipule que l’employeur doit déclarer tout accident du travail à la CPAM ou à la MSA dans les 48 heures suivant l’incident, sous peine de sanctions financières. En outre, l’employeur doit transmettre les documents nécessaires pour que l’apprenti puisse bénéficier des indemnités journalières.

 

ETOILE PAIE & RH vous informe

 

En résumé, un accident survenu au CFA est bien un accident du travail, puisque le temps de formation est considéré comme du temps de travail. L’apprenti est donc couvert par le régime des accidents du travail, et l’employeur doit gérer les démarches administratives, notamment la déclaration de l’accident.

Cette gestion efficace garantit non seulement la protection de l’apprenti mais aussi la conformité de l’entreprise avec la législation en vigueur. Il est essentiel pour les employeurs de bien comprendre ces obligations afin de protéger leurs apprentis et d’éviter toute sanction liée à la non-déclaration d’accident.