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Arrêt de travail : Un nouveau formulaire dès le 1er juillet 2025

Arrêt de travail : Un nouveau formulaire dès le 1er juillet 2025

 

À partir du 1er juillet 2025, tout arrêt de travail transmis au format papier devra obligatoirement être établi sur un nouveau formulaire sécurisé fourni par l’Assurance Maladie.

Pourquoi ce changement ?

 

En 2024, l’Assurance Maladie a identifié près de 30 millions d’euros de fraude liés à de faux arrêts de travail : faux tampons, documents scannés et modifiés, arrêt acheté en ligne…

Les techniques sont variées, mais leurs conséquences sont bien réelles, pour la Sécurité sociale comme pour les entreprises.

Pour répondre à ces fraudes, un formulaire papier renforcé a été mis en place, intégrant des éléments de sécurité destinés à rendre les falsifications beaucoup plus complexe.

 

Quels sont les nouveautés du formulaire ?

 

Ce nouveau document papier intègre des éléments de sécurité visibles et invisibles, parmi lesquels :

  • Une étiquette holographique ;
  • De l’encre magnétique ;
  • Un logo argenté de l’Assurance Maladie ;
  • Des parties colorées et surlignées ;
  • Des éléments lisibles par machine pour détecter les faux.

 

Quelles conséquences pour les salariés ?

 

À partir du 1er juillet 2025, seuls les arrêts papier rédigés sur ce nouveau formulaire seront recevables. Les scans, photocopies, ou documents imprimés depuis un logiciel ne seront plus acceptés. Même s’ils émanent d’un arrêt authentique, ils seront considérés comme non conforme.

Un arrêt papier non conforme pourra entraîner :

  • Le non-versement des IJSS ;
  • Le remboursement des sommes indûment perçues en cas de fraude établie.

 

Et la version numérique ?

 

Aucun changement côté numérique. La télétransmission reste la voie à privilégier : plus sécurisée, plus rapide, elle permet une prise en charge accélérée. Aujourd’hui 8 arrêt sur 10 sont transmis par voie dématérialisée.

Le formulaire papier reste une solution d’appoint, utile dans les cas où la transmission électronique n’est pas possible.

 

Employeurs : que faire face à un arrêt maladie papier ?

 

Même si la majorité des arrêts sont dématérialisés, il est encore possible de recevoir un arrêt papier. En tant qu’employeur, il est important de :

  • Vérifier la conformité des documents papier reçus ;
  • Informer les salariés sur cette nouvelle obligation ;
  • Mettre à jour les procédures internes de gestion des arrêts maladie.

 

Et ETOILE PAIE & RH dans tout ça ? 

 

Chez ETOILE PAIE & RH, on reste à vos côtés pour anticiper les évolutions réglementaires et sécuriser vos pratique RH. Que ce soit pour vérifier la conformité des arrêts papier, adapter vos process internes ou informer vos salariés, on vous accompagne concrètement.

Et comme toujours, on veille pour vous sur l’actualité sociale pour que vous restiez concentré sur votre activité, en toute sérénité.

Canicule : des obligations renforcées dès juillet 2025

Canicule : des obligations renforcées dès juillet 2025

 

Les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus longues, plus intenses. Pour faire face, le gouvernement a publié un décret le 27 mai 2025 (n°2025-482) qui renforce les obligations des employeurs pour protéger la santé de leurs salariés. Ce décret entre en vigueur le 1er juillet 2025.

Quatre niveaux de vigilance à suivre

 

Le décret n°2025-482 du 27 mai 2025 s’appuie sur le système de vigilance Météo-France :

  • Vert : pas d’alerte particulière, on reste attentif.
  • Jaune : la chaleur devient inhabituelle, une vigilance renforcée est attendue.
  • Orange : une canicule est en cours, certaines mesures deviennent obligatoires.
  • Rouge : canicule extrême, des mesures renforcées sont exigées, pouvant aller jusqu’à l’arrêt d’activité.

Dès le niveau jaune, l’employeur doit adapter l’organisation du travail.

 

Vos obligations concrètes, dès juillet 2025

 

Selon le décret l’employeur doit :

  • Adapter l’organisation du travail : modification des horaires, augmentation des pauses, et, lorsque possible, recours au télétravail.
  • Aménager les lieux de travail : installation de dispositifs de rafraîchissement, renouvellement de l’air, et protection contre l’exposition directe au soleil.
  • Fournir de l’eau potable et fraîche : mise à disposition gratuite d’au moins 3 litres d’eau par salarié et par jour.
  • Former et informer les salariés : sensibilisation aux risques liés à la chaleur et aux gestes de prévention.

 

Spécificité pour le secteur du BTP : recours possible au chômage technique

 

Dans les secteurs très exposés comme le bâtiment, vous pouvez désormais recourir au chômage technique en cas de vigilance orange ou rouge. 

 

Quelles conséquences en cas de manquement ?

 

Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions pénales à l’encontre de l’employeur, conformément à l’article L4741-1 du Code du travail. Les amendes peuvent atteindre jusqu’à 10 000 euros par salarié concerné, et en cas de récidive, jusqu’à 30 000 euros, avec une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an.

 

L’accompagnement d’ETOILE PAIE & RH :

 

Chez ETOILE PAIE & RH, on ne se contente pas de vous informer : on vous accompagne dans la mise en œuvre concrète de ces nouvelles obligations.

Concrètement, nous vous aidons à :

  • Mettre à jour votre DUERP avec les risques liés à la chaleur.
  • Construire ou réviser votre plan d’action canicule.
  • Définir des protocoles adaptés à votre secteur d’activité.
  • Former vos managers et préparer la communication interne.

Besoin d’un coup de main pour anticiper la prochaine alerte canicule ? Nos experts sont à vos côtés. Contactez-nous pour une solution sur mesure.

Vie privée au travail : Obligations de sécurité de l’employeur ?

Vie privée au travail : Jusqu’où va l’obligation de sécurité de l’employeur ?

 

Les comportements relevant de la vie privée ne sont toujours pas sans effet dans le cadre du travail. Dans une décision du 26 mars 2025 (n°23-17.544), la Cour de cassation rappelle que l’obligation de sécurité qui incombe à l’employeur peut justifier un licenciement pour faute grave, même lorsque les faits sont d’origine personnelle.

Une rupture, des messages insistants… et un licenciement

 

Dans cette affaire, un cadre supérieur avait eu une relation avec une collaboratrice. Après leur rupture, il a continué à lui envoyer des messages insistants, y compris via sa messagerie professionnelle. Ce comportement a fini par peser lourdement sur la salariée, qui a alerté le médecin du travail. L’employeur a décidé de réagir et a licencié le salarié pour faute grave.

La Cour de cassation a validé ce licenciement. Elle a estimé que, même si les faits relevaient de la vie privée, ils ont eu des conséquences directes dans l’entreprise, créant un malaise et rendant impossible le maintien du salarié. L’employeur avait donc bien fait d’agir, ne manquant pas ainsi à son obligation de sécurité à l’égard des salariés.

 

L’obligation de sécurité : un devoir pour l’employeur

 

L’obligation de sécurité est un principe fondamental du droit du travail, défini par deux articles du Code du travail :

  • Article L.4121-1 : L’employeur a l’obligation de garantir la santé physique et mentale de ses salariés.
  • Article L.4122-1 : Les salariés doivent prendre soin, aussi bien d’eux-mêmes que des autres salariés, de leur santé et de leur sécurité.

Cela signifie donc, que lorsqu’un comportement personnel nuit à un collègue dans le cadre professionnel, l’employeur peut, et parfois doit intervenir pour protéger ses salariés, même si les faits n’ont pas eu lieu dans l’entreprise.

 

Comment réagir dans ce type de situation ?

 

1 – Encadrer les relations personnelles : La bonne entente entre collègues est naturelle, mais lorsque le comportement compromet  l’ambiance ou la sécurité au travail, il faut pouvoir poser un cadre et rappeler les règles de fonctionnement en entreprise.

2 – Agir dès les premiers signes : Des tensions, des remarques, des messages déplacés ? Ne pas attendre que la situation s’aggrave. Un échange, un rappel à l’ordre ou un signalement au service RH peuvent suffire à désamorcer un malaise.

3 – Avoir recours à des mesures disciplinaires : Lorsque le comportement affecte lourdement l’environnement de travail, l’employeur peut prendre des mesures disciplinaires, allant d’un simple avertissement au licenciement. L’important est que la sanction soit proportionnée aux faits..

 

L’accompagnement ETOILE PAIE & RH

 

Chez ETOILE PAIE & RH, nous vous accompagnons dans la gestion des situations sensibles. Que ce soit pour la rédaction de règlements intérieurs ou la gestion d’une alerte interne, nos experts vous apportent leur expertise pour sécuriser vos pratiques RH et garantir un environnement de travail sain et serein.

Besoin d’un accompagnement ? Contactez-nous !